Air India sans dette, Jet Airways avec moins d’avions

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Le ciel s’est un peu dégagé pour la compagnie aérienne Air India, le gouvernement ayant accepté de transférer 4,1 milliards de dollars de dette dans une société séparée afin d’en faciliter la privatisation. Les problèmes de Jet Airways ne s’arrangent pas, un cinquième de sa flotte étant désormais clouée au sol faute de paiements aux sociétés de leasing.

Les tentatives de vendre 76% du capital de la compagnie nationale Air India ayant échoué, Delhi a finalement craqué : la création d’un « véhicule spécial » appelé Air India Assets Holding Ltd. (AIAHL) a été approuvée par le gouvernement afin de « stocker » 294,6 milliards de roupies (4,1 milliard de dollars), une partie de la dette accumulée au fil des ans par la compagnie aérienne. AIAHL devrait également « accueillir » des filiales de la compagnie de Star Alliance, dans les opérations au sol, la maintenance ou dans la gestion d’hôtels notamment.

Ce transfert devrait permettre de relancer le processus de privatisation, un processus qui n’avait pas convaincu les investisseurs l’année dernière en partie pour cause de dette colossale. L’appel d’offres avait pourtant attiré plusieurs candidats depuis la première annonce de cette privatisation en juin 2017, dont la low cost IndiGo, le Tata Group ou Singapore Airlines, sans oublier la rumeur qui courait sur un possible intérêt d’un consortium formé par le groupe Air France-KLM, Delta Air Lines et Jet Airways.

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Le gouvernement indien n’a pas précisé quand un nouvel appel d’offre sera lancé. Seules conditions posée pour l’instant par le gouvernement Modi : un engagement à conserver la participation pendant trois ans, et à conserver une direction indienne pour Air India (même si sa propre part inférieure à 25% enlève toute possibilité de blocage au gouvernement).

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Fondée en 1932 sous le nom Tata Airlines, la compagnie a été nationalisée en 1948 et renommée Air India ; elle fut la première compagnie asiatique à utiliser des jets (un 707 en 1960), et « la première au monde à n’utiliser que des jets ». Sa fusion avec Indian Airlines avait été finalisée en 2006. Aujourd’hui elle propose 69 destinations intérieures (3e en parts de marché derrière IndiGo et Jet Airways) et 37 internationales, y compris un vol quotidien entre Delhi et Paris-CDG. Elle opère une flotte de 125 avions hors filiales (aucun appareil en attente de livraison, les 21 Airbus A320neo et 27 Boeing 787-8 Dreamliner commandés ayant tous été livrés), et emploie environ 11.000 personnes à plein temps, dont 37,6% partiraient à la retraite d’ici quatre ans selon le gouvernement.

Le ciel s’assombrit pour la compagnie privée Jet Airways : elle a annoncé hier avoir cloué au sol deux avions supplémentaires pour un total de 25, faute d’avoir pu régler les échéances dues aux sociétés de leasing. Environ 20% de ses avions sont désormais inutilisés, y compris de Boeing 737 MAX 8, des 737NG et des Airbus A330-200 ; sept avions auraient été retirés du service faute de pièces de rechange, dont des ATR.  La Direction générale de l’aviation civile (DGCA) a déclaré au Financial Express que les annulations de vols par Jet Airways avaient presque doublé en février, passant à enciron 200 par jour contre une centaine en décembre dernier – sur un programme de vol comprenant environ 600 départs quotidiens. La compagnie assure qu’elle « déploie tous les efforts pour minimiser les perturbations de son réseau, et informe et héberge de manière proactive les clients concernés ». Le trafic passager de Jet Airways aurait reculé en janvier de 9% sur les lignes intérieures, sa part de marché passant pour la première fois en cinq ans en-dessous de celle d’Air India (11,9% contre 12,2%).

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Le Conseil d’administration de la compagnie indienne avait accepté le mois dernier un plan  de redressement du BLRP (bank led resolution plan) piloté par la State Bank of India, afin de combler un déficit de financement de près de (1,19 milliard de dollars par une combinaison de fonds propres, de restructuration de la dette ou de cessions-bails/refinancement d’appareils entre autres. Reste à savoir si l’actionnaire Etihad Airways (24% du capital) va suivre le mouvement ; des sources de la presse indienne croient savoir que la compagnie émiratie se serait abstenue durant plusieurs votes lors de la récente Assemblée générale extraordinaire…

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